Fiers, mais pas dupes : la génération ivoirienne réclame son dû
Les talents ivoiriens s’imposent de plus en plus sur la scène locale et internationale. Pourtant, derrière les sourires et les succès, une vérité brute s’exprime. Eva Sandrine Guehi l’a formulée sans détour : « Je suis contente, mais sincèrement on veut être bien payé. »
Cette phrase, simple mais percutante, résonne comme un manifeste. Oui, la reconnaissance est agréable. Oui, les opportunités se multiplient. Mais la fierté ne nourrit pas, et les applaudissements ne paient pas les factures. Ce que réclame cette génération, c’est une rémunération juste, proportionnelle aux efforts, aux sacrifices et à l’expertise déployée.
Être heureux de travailler ne signifie pas accepter de se contenter de peu. Chaque projet, chaque performance est le fruit d’heures de formation, de discipline et d’engagement. Revendiquer un salaire digne n’est pas un caprice, c’est une exigence de respect et de valorisation.
De plus en plus de voix ivoiriennes osent briser le silence. Elles aiment leur métier, elles portent haut les couleurs de leur pays, mais elles refusent de rester prisonnières d’un système où la passion est exploitée sans contrepartie équitable.
Parce qu’au fond, travailler avec joie, c’est bien. Mais être payé à la hauteur de son talent, c’est indispensable.





