Industrie du cinéma ivoirien : l’AICA-CI sonne la mobilisation nationale et internationale

Industrie du cinéma ivoirien : l’AICA-CI sonne la mobilisation nationale et internationale

Le cinéma ivoirien est à un tournant décisif de son histoire. Avec le lancement officiel de l’AICA-CI (Association de l’Industrie du Cinéma et de l’Audiovisuel de Côte d’Ivoire), les professionnels du secteur affichent une ambition claire : structurer durablement l’écosystème et positionner la Côte d’Ivoire comme un acteur crédible sur la scène africaine et internationale.

Dans un contexte où la production locale peine encore à s’imposer face aux défis de financement, de distribution et de professionnalisation, l’AICA-CI se présente comme un cadre fédérateur. Plus qu’une simple association, elle se veut un outil stratégique au service d’une industrie appelée à devenir un véritable moteur économique et culturel.

Pour ses membres fondateurs, le cinéma ne se résume pas à l’écran. Il est un levier d’influence, un vecteur d’identité et un secteur capable de générer emplois et richesses. L’ambition affichée est claire : bâtir une organisation forte, capable de dialoguer avec les institutions publiques et privées, et de défendre les intérêts des professionnels.

À l’image des grandes références mondiales telles que le Festival de Cannes ou l’Academy of Motion Picture Arts and Sciences, l’AICA-CI entend inscrire son action dans une logique d’excellence, de reconnaissance et de rayonnement.

À la tête de cette nouvelle dynamique, le président Abel Kouamé conduit un bureau exécutif composé de figures engagées du secteur. Il est entouré du vice-président Charles Agbadou, du secrétaire général Béthel Konan et de la commissaire aux comptes Nancy Aka, représentante du cinéma Majestic.

Malgré sa jeunesse institutionnelle, l’association s’appuie sur l’expérience cumulée de ses membres dans la production, l’exploitation cinématographique et la gestion culturelle. Un socle qui pourrait constituer un atout majeur dans la quête de crédibilité et d’efficacité.

La priorité est donnée à l’organisation interne : gouvernance claire, cadre juridique solide, définition des statuts et identification des membres actifs — entreprises, producteurs et professionnels du secteur.

Mais l’AICA-CI voit plus loin. Résidences d’écriture, accompagnement au développement de projets, rencontres avec des studios et sociétés de production, mise en relation avec des partenaires techniques et financiers : l’objectif est d’élever les standards et de faciliter l’accès aux financements.

Le rayonnement extérieur constitue un axe stratégique central. L’association ambitionne de renforcer le réseautage institutionnel, de participer aux festivals et marchés professionnels majeurs et de promouvoir les talents ivoiriens au-delà des frontières.

Dans un environnement où la visibilité est devenue un enjeu clé, la sélection de projets ambitieux et la médiatisation nationale et internationale seront déterminantes pour inscrire le cinéma ivoirien dans une dynamique durable.

Le message est clair : l’avenir du cinéma ivoirien passera par la collaboration. L’AICA-CI se positionne comme une plateforme de dialogue, de structuration et de défense des intérêts communs.

Reste désormais à transformer cette vision en actions concrètes. Si les ambitions affichées se traduisent en résultats tangibles, l’AICA-CI pourrait bien marquer le début d’une nouvelle ère pour l’industrie cinématographique ivoirienne.