The Polygamist : sexe, pouvoir, trahisons… la série sud-africaine qui fait vibrer Netflix
Une guerre des cœurs, du pouvoir et des apparences
Avec The Polygamist, Netflix continue d’ouvrir une fenêtre sur la richesse des récits africains. Venue d’Afrique du Sud et adaptée du roman de l’écrivaine zimbabwéenne Sue Nyathi, cette supernovela de 22 épisodes plonge le spectateur dans les coulisses d’une famille où luxe, mensonges et ambitions s’entrechoquent. La série est disponible sur Netflix depuis le 12 juin 2026.
Au centre du récit se trouve Jonasi Gomora, puissant chef d’entreprise ayant bâti un véritable empire. Derrière son image de mari modèle et d’homme accompli se cache une vie sentimentale faite de secrets, de relations multiples et de trahisons. Lorsque son univers parfaitement contrôlé commence à s’effondrer, les femmes qui ont gravité autour de lui deviennent les principales forces de cette chute.

Dès les premiers épisodes, The Polygamist annonce la couleur : nous sommes face à une véritable telenovela africaine. Cris, confrontations familiales, révélations explosives et retournements de situation s’enchaînent à un rythme effréné.
Loin d’être un défaut, cet excès devient même l’identité de la série. Elle embrasse totalement les codes du soap opera : des personnages plus grands que nature, des émotions exacerbées et une narration conçue pour pousser le spectateur à lancer l’épisode suivant. C’est précisément cette recette qui a permis à la série de séduire les amateurs de binge-watching.

La grande force de The Polygamist réside dans ses personnages féminins. Le personnage de Joyce Gomora, interprété par Gugu Gumede, porte une grande partie de la charge émotionnelle de l’histoire. Blessée, humiliée mais combative, elle devient le symbole d’une femme refusant d’être effacée par le pouvoir d’un homme.
Face à elle, les autres femmes de l’univers de Jonasi ne sont pas de simples rivales : elles représentent différentes visions de la survie, de l’amour, de l’ambition et du rapport au pouvoir. La série dépasse alors le simple drame conjugal pour interroger les mécanismes de domination, d’argent et d’apparence sociale.

Produite par Stained Glass Productions et portée par une distribution menée notamment par Sdumo Mtshali, The Polygamist confirme la montée en puissance des séries africaines sur les plateformes internationales. Entre villas luxueuses, costumes élégants et univers de la haute société sud-africaine, la mise en scène offre une esthétique séduisante qui participe au plaisir du spectacle.
Certes, le scénario s’appuie parfois sur des clichés du genre et certains dialogues manquent de finesse. Ceux qui recherchent une série psychologique complexe pourraient rester sur leur faim. Mais The Polygamist n’a jamais eu la prétention d’être un drame intimiste : elle veut divertir, choquer et rendre accro — et sur ce point, la mission est largement accomplie.
L’avis de CinéLifes ⭐⭐⭐⭐☆ (4/5)
Un feuilleton africain flamboyant qui assume ses excès.
Avec son cocktail de trahisons, de pouvoir, de passion et de vengeance, The Polygamist prouve que les productions africaines peuvent rivaliser avec les grands soap operas internationaux. Une série imparfaite, parfois excessive, mais terriblement addictive.
À voir si vous aimez : les drames familiaux intenses, les histoires de pouvoir, les grandes sagas sentimentales et les séries qui se dévorent en une nuit.





